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    Gestion forestière, coupe et vente de bois

    Ceci conduit à reposer la question sous deux aspects : Que signifie le mot gestion ? Quels sont les usages des bois exploités dans leur forêt par les propriétaires ?

     

    Nous distinguerons le cas de l’autoconsommation de celui de la commercialisation, différentes enquêtes ayant montré l’impossibilité de cumuler les volumes de bois exploités correspondants.

    L’autoconsommation est un usage répandu : 46 % des propriétaires possédant 52 % de la surface pratiquent l’autoconsommation de bois, ce pourcentage étant schématiquement de 40 % pour les propriétés de moins de 10 ha et de 55 % pour les autres. Ce bois ne sort pas uniquement des propriétés gérées, puisque 24 % des propriétaires qui pratiquent l’autoconsommation, disent ne pas gérer ou ne pas faire gérer leurs bois. Cela semble aussi indiquer que le mot gestion, utilisé sans même y penser par les forestiers, n’a pas le même sens selon les personnes rencontrées, certaines considérant qu’il n’y a gestion que s’il y a commercialisation du bois ou présence d’un document de gestion durable (PSG, CBPS ou RTG). Ceci est une source de malentendu importante avec des consé-quences sur le succès – ou non – de politiques concernant la forêt.

    La vente de bois ne concerne que 11 % des propriétaires possédant 40 % de la surface. Ce ratio augmente en fonction de la classe de surface en passant de 6 % pour les propriétés de 1 à 4 ha à 75 % pour celles de plus de 100 hectares. La part de propriétaires qui vendent du bois tout en disant ne pas gérer ou ne pas faire gérer leurs bois est d’environ 9 %, cette situation concerne surtout les propriétés de 4 à 10 hectares.

    Ces constats montrent que l’exploitation forestière correspond à deux réalités : une autoconsommation qui concerne toutes les classes et surfaces. Un surplus est vendu, dont l’importance augmente avec la surface détenue. La question de la mobilisation supplémentaire impliquera une analyse sur les conditions né-cessaires à satisfaire afin que le propriétaire réalise des coupes : le prix bien sûr, mais aussi la qualité du travail à réaliser et la confiance envers son interlocuteur, comme les enquêtes Résofop l’ont montré*.

     

    >>> Suite : Revenu des forestiers

     

    François Didolot, CNPF-CRPF Limousin

    Un article Forêt-Entreprise


    * Voir Un Réseau de connaissances des propriétaires forestiers, Résofop page 21-24.