Transaction sécurisée en cours

Veuillez patienter

Chargement

Les cookies vous permettent de bénéficier de nombreuses fonctionnalités afin d'améliorer votre expérience sur le site MaForêt. En utilisant ce site, vous acceptez de recevoir des cookies conformément à notre politique sur les cookies. Fermer

  0 805 69 38 37 (Gratuit)   Aide
  • Guide d'utilisation
  • Nos dossiers
  • A propos de MaForêt
  • Accueil
  • AccueilAccueil Accueil Accueil

    La crise de la construction affecte le marché des résineux

    Le principal débouché des sciages français de résineux est la construction qui absorbe les deux tiers du volume total. Viennent ensuite l’emballage et loin derrière, l’ameublement. Les importations représentent en volume selon les années un quart à un tiers de la consommation française de sciages résineux. En 2013, elles se montaient à environ 2,2 Mm³ pour une production française de 6,6 Mm³. Les importations concernent majoritairement des sciages de qualité, calibrés, séchés et conditionnés, livrables rapidement en grandes quantités, en particulier les bois rabotés et collés. 

    La consommation résineuse française continue de diminuer depuis le pic de 2007 à 11 Mm³ (Graphique 6). Elle a été très affectée par la crise économique mondiale et ne s’est pas encore redressée.

     

    Un exemple emblématique : le douglas

    Un focus sur les prix des bois du douglas permet de constater une tendance à l’augmentation dans le temps des prix des BM pour lesquels la concurrence est vive et à la diminution des prix des GTGB dont le coût de transformation est plus important (Graphique 7).

    Cette tendance pourrait être suivie par les autres essences résineuses. Afin de s’en assurer, il serait souhaitable de réaliser une étude plus poussée auprès des différents organismes produisant ces données. Il conviendrait ensuite d’effectuer des calculs de rentabilité pour différents itinéraires sylvicoles en faisant varier la révolution, la densité initiale, le nombre d’éclaircies et en prenant en compte la variation de la production en volume avec l’âge.

    Ces calculs sont importants pour éclairer le sylviculteur, d’autant que pour le douglas, la ressource en GB et TGB va très nettement augmenter à l’avenir et celle en BM stagner. Une étude FCBA faite pour France Douglas en 2004 et qui mériterait d’être actualisée montre qu’à partir de 2025 il y aura deux fois plus de GTGB que de BM (Graphique 8).

    La tension sur les prix va donc s’accentuer et il convient de déterminer s’il restera intéressant économiquement d’accepter cette baisse de prix pour les GB de qualité moyenne par rapport aux BM. Les GB de bonne qualité (malheureusement peu nombreux) devraient, eux, toujours trouver preneurs en marchés de niches.

     

    Julie Thomas, CNPF-IDF
    Un article Forêt-Entreprise

     

    A lire aussi: