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    Plantation de résineux

    La coopérative Alliance Forêts Bois a reboisé 16 000 hectares en 2014 (dont 15 000 en résineux). Premier reboiseur en France, elle porte une attention toute particulière au reboisement en résineux et développe innovation et compétences pour un service adapté. Stéphane Vieban, directeur général d’Alliance Forêts Bois, nous fait part de son expérience.

    S’intégrer dans un diagnostic complet

    Le boisement et le reboisement doivent se penser dans le cadre global de la propriété sur la base d’un document de gestion pour deux raisons majeures, l’une sylvicole, l’autre économique. Le préalable réside bien sûr dans le choix de l’essence, qui doit être adaptée au terrain, à la station, à l’environnement. « Le reboisement se prévoit dès la coupe, d’où l’importance de systématiquement se placer dans une logique de gestion globale de la forêt », insiste Stéphane Vieban. Par exemple, le rangement des branches et la hauteur des souches sont des éléments à prendre en compte pour la phase de reboisement suivante. Le facteur économique implique aussi de se placer dans le cadre d’un diagnostic global afin de prévoir un équilibre budgétaire tout au long des étapes du reboisement. Reboiser, c’est ensuite entretenir et il faut pour cela prévoir la trésorerie suffisante, en dégageant les recettes nécessaires. « Aujourd’hui, les souches dans le massif landais alimentent la filière bois énergie, rappelle Stéphane Vieban, une opportunité pour le sylviculteur qui s’engage dans ces travaux réaliser une opération de préparation du sol qui peut dégager une petite recette et réduire les coûts du reboisement. » poursuit-il.

    S’assurer de la qualité du matériel végétal forestier

    Élément déterminant dans la réussite d’une plantation : la qualité du plant. Alliance a développé sa propre pépinière, Forelite, qui produit 25 millions de plants. La pépinière d’Alliance fournit de nombreuses essences : pin maritime, pin noir, pin taeda, douglas, mélèze et cèdre. Le pin taeda, essence encore peu connue en France, peut représenter une bonne opportunité pour les sylviculteurs : sa croissance est rapide et son implantation permet de diversifier la culture du pin maritime dans certains milieux. « La particularité de notre pépinière est de fournir des plants en godet. Pour le douglas, cela donne la possibilité d’un traitement contre l’hylobe avant même sa mise en terre, grâce à des granulés permettant d’assimiler la molécule pour le protéger contre l’insecte », précise Stéphane Vieban. Alliance s’engage dans la recherche et le développement pour permettre la mise en place de vergers à graines pour le Pin maritime permettant de produire des plants génétiquement améliorés, adaptés notamment aux nouvelles contraintes qu’apporte le changement climatique. Un programme d’amélioration sur le douglas avec des organismes de recherche va bientôt être relancé, se félicite Stéphane Vieban.

    Prévoir le traitement sanitaire « juste à temps »

    Tout se joue dans les cinq premières années ! Les jeunes plants résineux sont vulnérables et attaqués par l’hylobe qui peut ravager en quelques jours toute une plantation. Cependant, aucun traitement préventif n’est préconisé (sauf dans le cas des douglas en godet), car le produit pour lutter contre ce parasite n’est effectif que pendant quelques semaines. Se met alors en place une stratégie attentive dite « plan vigihylobe » où chaque technicien prend le temps d’observer les plantations, dans les périodes critiques (printemps et fin d’été) et surtout de prévenir ses collègues aux alentour en cas de détection d’une anomalie. « Nous ne préconisons les traitements qu’en cas d’apparition du parasite. Le traitement préventif n’a aucune justification économique ni environnementale. Il existe un produit dont la rémanence est plus longue, mais pour des raisons écologiques nous refusons de l’employer », explique Stéphane Vieban. Une rigueur de A à Z « S’il faut choisir mieux vaut planter moins, et bien ! » recommande Stéphane Vieban à l’ensemble des sylviculteurs avec qui il travaille. Le processus de reboisement ne peut souffrir aucune négligence sur les cinq premières années. Si une étape fait défaut, c’est l’ensemble de la plantation qui en pâtit sur les trente, cinquante ans à venir. Cette rigueur intervient dès le stockage et la gestion des plants. Ils doivent être maintenus dans de bonnes conditions de température et d’humidité. D’où l’importance pour le sylviculteur d’être accompagné de professionnels compétents, aptes à lui apporter des conseils économiques, techniques et environnementaux nécessaires. Ces professionnels s’impliquent dans une innovation continue, au service du propriétaire.

    Victoire Reneaume

    Forêts de France
    Dossier rédigé par Forêts de France