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    Le robinier faux-acacia

    Le robinier faux-acacia est un arbre très longévif à croissance rapide, qui peut atteindre une hauteur de 20 à 30 m. Cette essence, qui peut vivre jusqu’à 300 ans, colonise rapidement le terrain par son aptitude à rejeter et à drageonner, et par sa puissance racinaire. En effet, la rhizosphère du robinier renferme des bactéries fixatrices de l’azote atmosphérique, ce qui lui donne la possibilité d’un développement même sur des substrats très pauvres. Précisons que si l’épithète spécifique de pseudoacacia évoque la ressemblance relative des feuilles avec les espèces du genre acacia, le robinier n’a jamais été considéré comme en faisant partie en classification linnéenne.

     

    Caractères diagnostiques

    Il a, à l’âge adulte, un large houppier clair à branches sinueuses. Son tronc se cache derrière  une écorce d’abord lisse et brunâtre, puis gris-beige, crevassée dans le sens longitudinal. Ses jeunes rameaux lisses d’un vert rougeâtre sont épineux, ce qui permet de différencier le robinier du sophora. Les feuilles alternes, composées pennées, à 3-10 paires de folioles ovales, sont molles. Les fleurs papilionacées en grappes pendantes et pédonculées produisent, lorsque les abeilles ont fait leur travail, un miel gouteux que l’on connaît sous le nom trompeur de miel d’acacia.

     

    Distribution géographique

    Originaire d’Amérique du Nord, le robinier faux-acacia doit son nom à Jean Robin, jardinier d’Henri IV, qui introduisit l’essence en France et la sema en 1601 dans son jardin de la place Dauphine à Paris. Le premier individu français a été transplanté par son fils quelques années plus tard au Jardin des Plantes, où il est aujourd’hui le doyen méconnu de la capitale. Invasive, cette essence héliophile d’une grande souplesse d’adaptation aux basses altitudes s’est répandue partout en Europe avec l’aide de l’homme, en étages collinéen, méditerranéen et supra-méditerranéen. Avec  3,2 millions d’ha dans le monde, le robinier pseudoacacia est la 3e essence de feuillus de plantation après le peuplier et l’eucalyptus. Il est très présent en Europe de l’Est du fait des nombreuses plantations réalisées.

     

    Usages, propriétés

    Les utilisations du bois du robinier fauxacacia sont très nombreuses, et à l’origine souvent associées à l’agriculture : piquets de parc, de vigne, pieux de bouchots, tuteurs, manches d’outils, etc. De très bonne durabilité naturelle et ne nécessitant aucun traitement, on le retrouve dans les constructions terrestres et aquatiques (pilotis), bois de mines, poteaux télégraphiques et construction navale (mats, rame) ; mais également en parqueterie et menuiserie, notamment en substitut des bois tropicaux utilisés pour le mobilier de jardin. C’est également un excellent combustible, émettant une chaleur vive et soutenue. Ses fleurs odorantes trouvent un débouché en cosmétique et leurs vertus calmantes et antispasmodiques en font une essence de choix en parapharmacie… à moins qu’elles ne finissent en beignets !

     

    Emmanuelle Degoy 

    Forêts de France
    Dossier rédigé par Forêts de France